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Loi ALUR, DDA, DCI : comment organiser ses formations lorsqu’on cumule plusieurs activités ? 

Loi ALUR, DDA, DCI
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Personnes Formées
et 1550 heures en 2025

Loi ALUR, DDA, DCI : comment organiser ses formations lorsqu’on cumule plusieurs activités ?

Article vérifié le 19 octobre 2026, selon les dispositions applicables à cette date.

Vous accompagnez des transactions immobilières, distribuez des contrats d’assurance et intervenez dans le financement des projets de vos clients. Votre activité mobilise plusieurs compétences, mais aussi plusieurs obligations de formation continue.

Loi ALUR, DDA, DCI : derrière ces appellations se trouvent des règles différentes concernant les personnes concernées, les contenus à étudier, les périodes à respecter et les justificatifs à conserver.

La difficulté ne consiste donc pas seulement à additionner des heures. Il faut construire un parcours cohérent avec ses fonctions, suivre chaque obligation séparément et vérifier les éventuels recoupements entre formations.

Une organisation préparée en amont permet de mieux répartir son temps et de choisir des sujets utiles à son activité. Voici une méthode pour faire le point et préparer son calendrier.

Sommaire

  1. Identifier les obligations liées à ses activités

  2. Comprendre les différences entre ALUR, DDA et DCI

  3. Vérifier si une formation peut répondre à plusieurs obligations

  4. Construire son calendrier de formation

  5. Utiliser un tableau de suivi

  6. Choisir des contenus utiles à sa pratique

  7. Conserver les justificatifs nécessaires

  8. Éviter les erreurs fréquentes

  9. Préparer son parcours avec Célestina Formations

  10. Questions fréquentes

Identifier les obligations liées à ses activités

Partir de ses fonctions réelles

Un intitulé comme « conseiller en gestion de patrimoine » ne suffit pas à déterminer les formations obligatoires.

Deux professionnels portant ce titre peuvent exercer des activités différentes. L’un intervient en immobilier et en assurance ; l’autre ajoute une activité de courtage en crédit. Leurs parcours ne seront donc pas identiques.

Commencez par recenser vos fonctions, les activités exercées, vos habilitations et vos catégories d’immatriculation lorsqu’elles existent.

Dans une structure employant plusieurs personnes, effectuez ce travail pour chaque collaborateur concerné. Un programme commun peut être utile, mais il doit correspondre aux missions de chacun.

Distinguer l’accès à une activité de la formation continue

Les conditions permettant de commencer une activité et les obligations permettant d’actualiser ses compétences répondent à des logiques différentes.

Une formation initiale, un diplôme ou une expérience professionnelle ne permettent pas de déduire automatiquement que les obligations de formation continue sont remplies.

L’ACPR distingue ces deux exigences dans sa publication sur la formation continue DDA.

Pour organiser votre suivi, séparez donc les justificatifs d’accès à la profession des formations suivies au cours de votre activité.

Comprendre les différences entre ALUR, DDA et DCI

ALUR : une obligation liée à l’exercice immobilier

Le dispositif de formation continue des professionnels de l’immobilier concerne notamment les titulaires de carte professionnelle, certains responsables d’établissement et les personnes habilitées à négocier, s’entremettre ou s’engager pour le compte du titulaire.

Le décret du 18 février 2016 prévoit 14 heures par an ou 42 heures au cours de trois années consécutives d’exercice.

Sur cette période de trois ans, le parcours doit inclure au moins :

  • 2 heures sur la non-discrimination à l’accès au logement ;

  • 2 heures sur les autres règles déontologiques.

Ces heures sont comprises dans le volume requis. Les formations doivent avoir un lien direct avec l’activité exercée.

DDA : une actualisation annuelle en assurance

Pour les personnes assujetties au dispositif, la formation ou le développement professionnel continus en assurance représentent au moins 15 heures par an.

L’article R. 512-13-1 du Code des assurances précise que les actions doivent actualiser les compétences nécessaires aux fonctions occupées.

Le choix des contenus dépend notamment des produits distribués et des modes de distribution. Il faut aussi vérifier le champ d’application à la personne concernée : travailler dans une entreprise d’assurance ne suffit pas, à lui seul, à définir l’obligation.

DCI : un minimum annuel pour le crédit immobilier

Pour les personnes concernées par la formation continue en matière de crédit immobilier, le minimum est de 7 heures par année civile.

Ce seuil figure dans l’arrêté du 9 juin 2016. Il est également rappelé dans la FAQ de l’ACPR consacrée aux IOBSP.

Une précision compte : DCI et IOBSP ne sont pas synonymes. Les IOBSP sont aussi soumis à une obligation générale d’actualisation des connaissances, adaptée à leurs activités, prévue par l’article R. 519-11-3 du Code monétaire et financier. Il faut donc examiner les opérations effectivement pratiquées.

Des repères à suivre séparément

DispositifRepère principalAttention particulière
ALUR14 h par an ou 42 h sur trois années consécutives d’exerciceComposition du parcours et échéance immobilière
DDAAu moins 15 h par an pour les personnes assujettiesAdéquation aux produits, fonctions et modes de distribution
DCIAu moins 7 h par année civile en crédit immobilierPérimètre des personnes concernées et contenu adapté

Ces repères ne forment pas un compteur unique. Un excédent dans une catégorie ne prouve pas que les autres obligations sont satisfaites.

Vérifier si une formation peut répondre à plusieurs obligations

Des recoupements possibles, sans équivalence générale

Un sujet peut intéresser plusieurs métiers : assurance emprunteur, protection du client, financement immobilier ou prévention des risques.

Toutefois, un thème commun ne rend pas automatiquement une formation recevable dans tous les dispositifs.

En assurance, l’article R. 512-13-1 prévoit expressément le suivi de formations réalisées en application d’autres obligations réglementaires. Cette possibilité doit être appréciée au regard des compétences attendues en DDA.

Il n’existe donc pas, dans les dispositions examinées, de règle générale permettant d’affirmer qu’une journée intitulée « patrimoine » valide systématiquement ALUR, DDA et DCI.

Examiner le programme avant de s’inscrire

Demandez à l’organisme de préciser :

  • Les objectifs pédagogiques.

  • Le public visé.

  • Le programme détaillé.

  • La durée réellement consacrée à chaque séquence.

  • Les obligations auxquelles le contenu peut répondre.

  • Les justificatifs qui seront remis.

Cette vérification doit intervenir avant de construire votre calendrier autour d’un éventuel recoupement.

Une réponse écrite de l’organisme documente son analyse. Elle ne remplace pas les conditions prévues par les textes ni l’examen du dossier par l’interlocuteur compétent.

Distinguer le temps suivi et son affectation

Si une formation répond effectivement à plusieurs cadres, votre tableau doit permettre de comprendre pourquoi.

Indiquez la durée réellement suivie, puis les heures retenues pour chaque obligation avec leur justification. Évitez de transformer une séquence de deux heures en journée complète par simple répartition administrative.

Pour Loi ALUR, DDA, DCI, la bonne méthode consiste à vérifier les correspondances pédagogiques, puis à les documenter.

Construire son calendrier de formation

Commencer par les échéances

Réunissez dans un même agenda les dates utiles : renouvellement de carte professionnelle, clôture des suivis annuels et dates disponibles pour les sessions envisagées.

Le calendrier immobilier doit tenir compte du cycle applicable à votre situation. La formation DCI repose sur l’année civile. Pour l’assurance, organisez un suivi annuel précis avec votre structure ou votre interlocuteur professionnel.

Ne partez pas du principe que la dernière semaine de décembre constitue une échéance adaptée à tous vos besoins.

Faire l’inventaire des formations déjà suivies

Avant toute nouvelle inscription, rassemblez vos attestations et programmes.

Pour chaque action, demandez-vous : quand a-t-elle été suivie, quelle durée est justifiée, à quelle activité correspond-elle et dans quel suivi a-t-elle été intégrée ?

Cette étape permet d’identifier les besoins réels. Elle évite aussi de réserver une session uniquement parce que vous avez oublié une formation déjà réalisée.

Une inscription confirmée ne doit pas encore être comptée comme une formation accomplie.

Répartir les sessions dans l’année

Prévoyez un premier point en début d’année, un contrôle intermédiaire avant l’été et une vérification à l’automne.

Ce rythme est une recommandation d’organisation. Il permet de conserver une marge pour une annulation, une absence ou une pièce manquante.

Réservez les créneaux dans votre agenda comme des engagements professionnels. Prévoyez aussi le temps nécessaire aux éventuelles évaluations et aux démarches administratives.

Utiliser un tableau de suivi

Un tableau commun, des colonnes distinctes

Un fichier unique peut réunir l’ensemble de vos formations, à condition de conserver une lecture par dispositif.

Voici une structure possible :

FormationDateDurée suivieHeures ALUR retenuesHeures DDA retenuesHeures DCI retenuesJustificatifs
Intitulé exactDate de réalisationDurée réelleSelon vérificationSelon vérificationSelon vérificationProgramme et attestation

Ajoutez une colonne « Observations » pour expliquer une affectation particulière.

Vous pouvez également distinguer les statuts « envisagée », « réservée », « réalisée » et « justificatif reçu ». Votre état d’avancement sera plus fiable.

Suivre aussi les thématiques

Un total d’heures ne permet pas, à lui seul, d’apprécier la composition du parcours.

Prévoyez un repérage spécifique pour les thèmes immobiliers imposés et des catégories correspondant à vos autres activités.

Pour l’assurance, distinguez par exemple les formations concernant les produits que vous distribuez et celles consacrées aux pratiques professionnelles.

Pour le crédit, identifiez les contenus directement liés à vos opérations. Cette lecture vous aidera à expliquer vos choix et à préparer les formations suivantes.

Exemple fictif : trois activités à organiser

Un professionnel exerce en transaction immobilière, en assurance et en crédit immobilier. Il choisit, pour son organisation, une répartition régulière de 14 heures immobilières dans l’année.

Sans retenir de recoupement, son agenda peut prévoir 14 heures immobilières, 15 heures en assurance et 7 heures en crédit immobilier, soit 36 heures de sessions distinctes.

Ce total illustre un choix de planification. Il ne constitue pas un minimum universel applicable à tous les professionnels.

Il faut encore examiner son cycle immobilier, les contenus déjà suivis et les exigences propres à ses fonctions.

Choisir des contenus utiles à sa pratique

Partir des difficultés rencontrées avec les clients

Listez les situations qui vous posent problème : expliquer une clause bénéficiaire, comprendre un dossier de copropriété, présenter un financement ou formaliser votre accompagnement.

Vous pourrez ensuite rechercher une formation adaptée à cette difficulté et vérifier son rattachement réglementaire.

Cette démarche donne une utilité concrète aux heures suivies. Elle évite de sélectionner un module uniquement parce qu’il reste disponible à une date pratique.

Construire un parcours équilibré

Pour votre activité immobilière, vous pouvez examiner des sujets comme les mandats, la copropriété ou les diagnostics. Notre guide sur la formation Loi ALUR présente plusieurs pistes.

En assurance, le choix peut porter sur les contrats distribués, la prévoyance ou les clauses bénéficiaires.

Pour le crédit, consultez notamment le programme consacré à la directive crédit immobilier et vérifiez son adéquation à votre pratique.

Les thèmes doivent être choisis en fonction du métier exercé, pas simplement de leur intitulé commercial.

Garder un objectif opérationnel

Avant chaque session, formulez une attente : « À l’issue de cette formation, je souhaite être capable de… »

Après la formation, notez une ou deux actions à mettre en œuvre : modifier une trame d’entretien, améliorer une explication ou revoir un document interne.

Votre calendrier devient ainsi un outil de progression professionnelle, en complément du suivi réglementaire.

Conserver les justificatifs nécessaires

Préparer un dossier facile à retrouver

Créez un dossier par personne et par année, avec des sous-dossiers par activité si cela facilite votre organisation.

Conservez ensemble le programme, l’attestation et les éléments utiles pour comprendre la formation réalisée.

Une facture justifie un achat. Elle ne décrit pas nécessairement la participation effective, le contenu étudié et la durée accomplie.

Nommez les fichiers clairement : date, nom du participant et intitulé du module. Prévoyez une sauvegarde et un accès adapté pour la personne chargée du suivi.

Vérifier les informations à réception

En immobilier, l’attestation prévue par le décret mentionne notamment les objectifs, le contenu, la durée et la date de réalisation. Les justificatifs sont transmis, selon la situation, à la CCI ou au titulaire de carte concerné.

En assurance, le suivi doit permettre de retrouver l’entité ayant délivré la formation, les dates, durées, modalités et thèmes traités.

Contrôlez les documents dès leur réception. Une erreur de nom, une durée imprécise ou une pièce manquante sera plus simple à traiter immédiatement.

Éviter les erreurs fréquentes

Compter sur un total global

Avoir suivi beaucoup de formations dans l’année ne prouve pas que chaque obligation est remplie.

Contrôlez séparément l’activité concernée, la période, le programme et les pièces disponibles. Le tableau global sert à organiser ce contrôle, sans effacer les différences entre dispositifs.

Appliquer le cycle immobilier à toutes les activités

La possibilité de raisonner sur trois années en immobilier ne crée pas de période identique pour l’assurance ou le crédit.

La fiche officielle de Service Public sur l’activité d’agent immobilier confirme le cadre immobilier et ses thèmes obligatoires. Ce cadre doit rester distinct des suivis annuels des autres activités.

Confondre qualité de l’organisme et correspondance du module

Le sérieux d’un organisme ne suffit pas à démontrer qu’un module répond à toutes vos obligations.

Examinez le contenu de l’action choisie. Une mention générale sur un catalogue ne remplace pas l’étude du programme et des justificatifs.

L’ACPR précise d’ailleurs qu’elle ne valide ni les organismes ni les parcours de formation. Une présentation commerciale évoquant une « formation validée par l’ACPR » doit donc être examinée avec attention.

Préparer son parcours avec Célestina Formations

Le catalogue Célestina Formations présente des modules dans les domaines de l’immobilier, de l’assurance et du crédit.

Pour préparer votre demande, réunissez vos activités, les fonctions exercées, les échéances connues et les formations déjà réalisées.

Vous pourrez ainsi échanger sur les programmes correspondant à vos besoins, leurs modalités et les justificatifs prévus. Toute possibilité de rattachement à plusieurs obligations devra être examinée pour la formation concernée.

Vous cumulez plusieurs activités et souhaitez organiser vos formations Loi ALUR, DDA, DCI ?

Contactez Célestina Formations pour étudier votre parcours et les prochaines sessions disponibles.

Questions fréquentes

Loi ALUR, DDA, DCI : faut-il suivre trois parcours entièrement séparés ?

Il faut suivre les obligations séparément. Certaines formations peuvent présenter des recoupements, mais ceux-ci doivent être vérifiés à partir du programme, des compétences attendues et des justificatifs. Une équivalence générale ne peut pas être supposée.

Les 15 heures DDA suffisent-elles pour l’activité immobilière ?

Le fait d’avoir réalisé son parcours annuel en assurance ne démontre pas, à lui seul, que les exigences immobilières sont remplies. Il faut vérifier les contenus, le cycle applicable et les thématiques spécifiques.

Tous les IOBSP sont-ils uniquement concernés par sept heures annuelles ?

Le minimum de sept heures concerne la formation continue en crédit immobilier dans son champ d’application. L’obligation générale des IOBSP demande aussi une actualisation adaptée à leurs activités. Le périmètre réel des opérations doit être examiné.

Peut-on répartir ses heures immobilières sur trois ans ?

Le texte prévoit 14 heures par an ou 42 heures sur trois années consécutives d’exercice. Il faut aussi respecter la composition du parcours et anticiper les justificatifs nécessaires à l’échéance concernée.

Que demander avant de choisir une formation commune à plusieurs activités ?

Demandez le programme détaillé, la durée des séquences, les objectifs, les rattachements annoncés et un exemple d’attestation. Conservez l’analyse ayant conduit à retenir les heures pour chaque obligation.

Quand vérifier son dossier de formation ?

Après chaque session, puis régulièrement au cours de l’année. Un point intermédiaire permet d’identifier les heures restantes, les pièces manquantes et les sessions à réserver avant les échéances.

Ces trois dispositifs couvrent-ils toutes les obligations d’un professionnel du patrimoine ?

Non. D’autres exigences peuvent dépendre des statuts, activités et fonctions exercés. Cet article traite de l’immobilier, de la distribution d’assurances et du crédit ; il ne remplace pas l’inventaire complet de votre situation.

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